Insha - danses indiennes

La danse manipuri

Le Manipur est un petit état du nord-est de l’Inde, enclavé à l’est du Bangladesh. La danse qui lui est associée, le manipurî, se danse traditionnellement en groupe. Les deux aspects, ‘lasya’ et ‘tândava’, y sont bien développés.

On distingue en manipurî un répertoire shivaïte (dédié au dieu Shiva), nommé ‘laiharaoba’, et un autre vishnouïte, le ‘rasalîlâ’. Les femmes dansent l’aspect lâsya, grâcieux, tandis que l’aspect tândava est exposé par les hommes, au cours du ‘Pong Cholom’, lorsqu’ils dansent en tournant, sautant et frappant leurs tambours à deux faces. Dans la danse ‘karthâla cholom’, ils utilisent d’énormes cymbales. Ces deux danses appartiennent au répertoire vishnouite appelé ‘sankîrtan’.

Dans ce style, tout le corps est en mouvement et l’’angika abhinaya’ (expression corporelle) y a une importance de premier ordre. Les autres aspects de l’abhinaya y sont aussi représentés dans une moindre mesure, mais à la différence des autres danses classique, la danseuse ne cherche pas à rendre mot pour mot les paroles de la chanson.

En danse manipurî, les pieds restent joints le plus souvent, le corps se penchent dans différentes positions, exécutant des mouvements ondulatoires rappelant le serpent. Les mouvements des mains sont toujours souples et doux, et accompagnent presque toutes les poses. Les syllabes utilisées pour les phrases rythmiques sont reconnaissables avec leurs finales en -ng rappelant les langues tibéto-birmanes. Les instruments formant l’orchestre sont le dholki, la flûte et les manjirâ-s (cymbales).

Les thèmes dansés sont vishnouites, c’est-à-dire qu’ils racontent des épisodes mythologiques de la vie du dieu Vishnou ou de ses avatars, en particuliers Râm et Krishna. Cette préférence est due à un mouvement réformateur qui se répandit dans la région autour du XVIIIème siècle.

Le costume des femmes a été créé il y a un peu plus de deux siècles par un roi à la fibre artistique. Il est constitué d’une jupe longue à arceau cachée sous une jupe de mousseline plissée, d’un haut court et d’un voile diaphane. Autrefois, les femmes nouaient un pagne au-dessus de la poitrine.

Ce style se prête bien à la composition de ballets. La danse manipurî est demeurée inconnue du reste du monde jusque dans les années 1930, lorsque le célèbre écrivain bengali Rabindranath Tagore le popularisa et encouragea sa représentation à traver l’Inde et le monde entier.

 

Visionnez de la danse manipuri :

 

http://www.youtube.com/watch?v=3RISY7LU3u0

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